Montréal Ouvert : première réunion du groupe de pression

Le 2 août dernier, un groupe de quatre militants pour des données ouvertes (Open Data) ont créé un site pour susciter la participation d’autres militants et sympathisants de la région de Montréal : Montréal Ouvert .net. Après avoir rencontré deux des militants à l’origine de ce mouvement, j’ai jugé pertinent d’assister à leur première réunion afin de bien comprendre leurs objectifs, l’intérêt que ce mouvement peut susciter et son potentiel.

Ce jeudi 26 août en soirée, nous étions une soixantaine de militants et de sympathisants des données ouvertes pour Montréal.

Portrait : 80 % de francophones, 10 % de femmes (ratio normal pour la présence des femmes en informatique, mais étonnant et encourageant pour l’approche ouverte puisqu’on s’attend à 1 %) et au moins 5 personnes se sont identifiées comme employées de la Ville de Montréal.

L’objectif convenu est d’obtenir une motion du Conseil municipal de la Ville de Montréal sur les données ouvertes, à l’instar d’autres villes, par exemple des villes en France.

Le discours informé qui a été maintenu durant cette réunion ainsi que la qualité des échanges entre les militants et les employés-militants de la Ville de Montréal sont très encourageants pour une militante de longue date. En effet, dès 1997, j’ai dû faire face aux problématiques associées aux données ouvertes municipales au moment où je coordonnais la mise en place de la première version du Navigateur urbain mis à disposition dans la première édition du site Web de la Ville de Montréal dont j’étais la webmestre principale jusqu’en octobre 2000.

Les données géoréférencées sont les premières données ouvertes auxquelles un citoyen pense utiliser, mais il y en a d’autres telles que les documents balisés (en PDF ou autres formats) sur les données sociodémographiques, sur la criminalité, sur les organismes publics et associatifs et études diverses.

Ce qui est important à retenir ici, c’est l’importance du choix de licence en droit d’auteur. Les données ouvertes sont notamment mises à disposition sous des licences Creative Commons.

Un des avantages de la libération des droits sur les données municipales est qu’elle encourage la production d’applications, elles aussi, ouvertes et accessibles aux citoyens. La richesse des données peut être ainsi exploitée par les citoyens qui à leur tour peuvent exprimer des points de vue différents et des idées de services urbains, comprendre la complexité des situations et grandir la qualité des débats publics en de réels dialogues.

Une valeur financière et comptable des données municipales qu’elle soit élevée ou symbolique ne peut surpasser l’ensemble des valeurs que les citoyens pourront y ajouter. C’est ce développement par la base (crowdsourcing) qui est à notre portée.

Mes connaissances en réseaux sociaux me suggèrent que le noyau de 60 militant(e)s de ce jeudi soir peut influencer directement 6 000 personnes (1er degré) et indirectement 600 000 autres personnes (2e degré). Soutenu par une couverture médiatique adéquate et une ouverture à l’intérieur de l’organisation de la Ville de Montréal (une influence directe potentielle de 500 personnes), ce mouvement est à surveiller. Je suis très enthousiaste tout en restant réaliste.

Le groupe de pression Montréal Ouvert est lié au groupe LinkedIn : Montréal Ouvert. Vous pouvez aussi suivre les échanges sur Twitter.

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