La force des réseaux sociaux dans les organisations publiques décentralisées


Communication au colloque « Les nouvelles frontières des entreprises » organisé par l’Association francophone de management électronique (AFME) et l’UQÀM et tenu à Montréal du 19 au 20 juin 2006.

Résumé de la communication :

Les récentes fusions et reconstitutions de municipalités au Québec ont mis en lumière l’importance des réseaux sociaux pour assurer la continuité de la prestation des services de proximité. Cette prestation est maintenant décentralisée, plus près des citoyens. Préoccupée par les pertes de connaissances qui résulteraient des changements structurels, nous voulions voir et comprendre comment se réalisait le transfert des connaissances entre les gestionnaires municipaux particulièrement celles en matière de coordination. Ces mêmes connaissances sont à la fois partagées et utilisées dans des contextes différents.

Notre recherche doctorale a examiné des caractéristiques du transfert de connaissances en coordination. Plus la situation de coordination est complexe, plus les connaissances transférées sont tacites et sont transférées de façon informelle. À l’aide de méthodes de visualisation (schématisation heuristique et analyse des réseaux sociaux), il appert que les connaissances les plus essentielles à transférer, sont celles touchant les réseaux sociaux. Ce sont ces connaissances relationnelles qui font la différence entre le gestionnaire débutant et le gestionnaire expert, la coordination étant l’art de gérer des liens entre activités, personnes et autres ressources. Les réseaux sociaux, en tant que connaissances, se transfèrent principalement à travers des réseaux sociaux de personnes et de groupes, auxquels peuvent être associés des artefacts (documents, systèmes, etc.).

En adoptant une approche  » réseau  » qui s’ajuste aux structures en changement, les gestionnaires municipaux découvrent de nouveaux liens, atténuent les distances, s’émancipent et innovent. Nous proposons, enfin, des facteurs et des indicateurs qui peuvent guider les interventions des gestionnaires publics et des praticiens chercheurs et de faciliter l’évaluation de leurs programmes.